Le 1er octobre 2024, Karine Lebon, députée de La Réunion, avait interpellé le gouvernement sur la taxe aérienne. Le 24 septembre 2025, le ministre Éric Lombard a répondu en annonçant un tarif réduit, sous conditions européennes.
Une inquiétude exprimée dès 2024
Karine Lebon avait alerté sur « les conséquences qu’engendrerait une absence de prise en compte des compatriotes ultramarins », soulignant que le coût élevé des billets empêche déjà de nombreux citoyens de voyager. Elle dénonçait également la baisse des crédits de la mission « outre-mer », renforçant le sentiment de déclassement.
Une réponse ministérielle nuancée
Dans sa réponse du 24 septembre 2025, Éric Lombard a défendu la réforme prévue par l’article 30 de la loi de finances. Il a rappelé que, depuis le 1er mars 2025, la taxe sur le transport aérien de passagers (TTAP) avait été révisée pour contribuer au redressement des finances publiques et intégrer les externalités environnementales.
Un « tarif de solidarité réduit » a été prévu pour les vols reliant la métropole et les territoires ultramarins, mais son application dépend encore de l’autorisation de la Commission européenne.
Des seuils de distance adaptés
Le ministre a précisé que les catégories de distance sont désormais calculées depuis l’aérodrome principal local et non depuis Paris. Cela entraîne des ajustements pour certains vols inter-ultramarins, comme Réunion–Maurice, désormais soumis au tarif de 7,40 €.
Des incertitudes persistantes
En attendant la validation européenne, les ultramarins doivent composer avec une hausse immédiate de la taxe. Si des compensations sont prévues via le programme « conditions de vie outre-mer », les inquiétudes sur la continuité territoriale demeurent fortes.

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