, février 11, 2026

Suspension d’un chirurgien orthopédiste à Saint-Martin


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Suspension d’un chirurgien orthopédiste à Saint-Martin
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Table des matières

Un praticien hospitalier exerçant au Centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin a été suspendu. Cette décision intervient après la réception d’une attestation indiquant qu’un de ses diplômes de spécialité serait un faux.

La suspension d’un chirurgien orthopédique exerçant au Centre hospitalier Louis-Constant Fleming à Saint-Martin a été décidée la semaine dernière. Selon un communiqué publié le 3 novembre par l’ARS de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, l’agence avait été informée de « rumeurs concernant un praticien hospitalier (PH) chirurgien orthopédique » et d’« enquêtes menées en 2012 et 2018 » qui « n’auraient, à la connaissance de l’ARS, pas abouti ou auraient été classées sans suite ».

L’ARS rappelle qu’« en septembre 2016, le Conseil National de l’Ordre des Médecins » avait indiqué que « les attestations d’exercice et les diplômes avaient été reçus », que le praticien avait été « autorisé à exercer la profession de médecin dans la spécialité de chirurgie orthopédique et traumatologique » et qu’« il n’avait pas été trouvé d’éléments tendant à remettre en cause le parcours du praticien ».

En août 2019, « à la suite d’une information des administrateurs provisoires du CHLCF, des courriers ont été transmis au Conseil de l’Ordre compte tenu de ses prérogatives en matière de vérification de la compétence professionnelle des médecins en exercice ».

Puis, « en mai 2025 », le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Guadeloupe a saisi l’ARS « en vue de solliciter une suspension d’urgence du PH chirurgien orthopédiste » sur la base « de clichés radiographiques transmis » et « au motif de préserver la qualité des soins aux patients de Saint-Martin et prévenir le risque de mutilations ».

Une expertise qui n’avait pas conduit à une suspension immédiate

L’ARS indique qu’« une inspection – associant des experts indépendants de la discipline – a été diligentée pour analyser sur pièces et par des entretiens » mais qu’elle « n’a pas conduit à proposer une mesure de suspension immédiate et à titre conservatoire ».

Parallèlement, le Conseil de l’Ordre avait sollicité une commission spécialisée. La commission en formation restreinte, composée de trois experts, a conclu « à l’unanimité, le 4 juillet 2025, que le Praticien Hospitalier ne présentait pas d’insuffisance professionnelle rendant dangereux l’exercice de sa spécialité, après avoir eu des explications sur les dossiers médicaux ».

La suspension décidée après confirmation d’un faux diplôme

Le tournant intervient le 22 octobre 2025. Ce jour-là, le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Guadeloupe transmet à l’ARS « une attestation du Doyen de la faculté de Médecine de GUINÉE-CONAKRY » indiquant que « le diplôme de médecine générale est authentique » mais que « le diplôme de spécialité produit serait un faux ».

« Le même jour, sur injonction de l’agence, la direction du Centre Hospitalier Louis-Constant Fleming a prononcé la suspension du praticien », précise le communiqué. L’ARS conclut qu’elle « suit avec attention les éventuelles suites disciplinaires et pénales qui pourraient être réservées à la suite des éléments portés à sa connaissance le 22 octobre 2025 ».Suspension d’un chirurgien orthopédiste à Saint-Martin
Un praticien hospitalier exerçant au Centre hospitalier Louis-Constant Fleming de Saint-Martin a été suspendu. Cette décision intervient après la réception d’une attestation indiquant qu’un de ses diplômes de spécialité serait un faux.

La suspension d’un chirurgien orthopédique exerçant au Centre hospitalier Louis-Constant Fleming à Saint-Martin a été décidée la semaine dernière. Selon un communiqué publié le 3 novembre par l’ARS de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, l’agence avait été informée de « rumeurs concernant un praticien hospitalier (PH) chirurgien orthopédique » et d’« enquêtes menées en 2012 et 2018 » qui « n’auraient, à la connaissance de l’ARS, pas abouti ou auraient été classées sans suite ».
L’ARS rappelle qu’« en septembre 2016, le Conseil National de l’Ordre des Médecins » avait indiqué que « les attestations d’exercice et les diplômes avaient été reçus », que le praticien avait été « autorisé à exercer la profession de médecin dans la spécialité de chirurgie orthopédique et traumatologique » et qu’« il n’avait pas été trouvé d’éléments tendant à remettre en cause le parcours du praticien ».
En août 2019, « à la suite d’une information des administrateurs provisoires du CHLCF, des courriers ont été transmis au Conseil de l’Ordre compte tenu de ses prérogatives en matière de vérification de la compétence professionnelle des médecins en exercice ».
Puis, « en mai 2025 », le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Guadeloupe a saisi l’ARS « en vue de solliciter une suspension d’urgence du PH chirurgien orthopédiste » sur la base « de clichés radiographiques transmis » et « au motif de préserver la qualité des soins aux patients de Saint-Martin et prévenir le risque de mutilations ».

Une expertise qui n’avait pas conduit à une suspension immédiate
L’ARS indique qu’« une inspection – associant des experts indépendants de la discipline – a été diligentée pour analyser sur pièces et par des entretiens » mais qu’elle « n’a pas conduit à proposer une mesure de suspension immédiate et à titre conservatoire ».
Parallèlement, le Conseil de l’Ordre avait sollicité une commission spécialisée. La commission en formation restreinte, composée de trois experts, a conclu « à l’unanimité, le 4 juillet 2025, que le Praticien Hospitalier ne présentait pas d’insuffisance professionnelle rendant dangereux l’exercice de sa spécialité, après avoir eu des explications sur les dossiers médicaux ».

La suspension décidée après confirmation d’un faux diplôme
Le tournant intervient le 22 octobre 2025. Ce jour-là, le Conseil départemental de l’Ordre des médecins de Guadeloupe transmet à l’ARS « une attestation du Doyen de la faculté de Médecine de GUINÉE-CONAKRY » indiquant que « le diplôme de médecine générale est authentique » mais que « le diplôme de spécialité produit serait un faux ».
« Le même jour, sur injonction de l’agence, la direction du Centre Hospitalier Louis-Constant Fleming a prononcé la suspension du praticien », précise le communiqué. L’ARS conclut qu’elle « suit avec attention les éventuelles suites disciplinaires et pénales qui pourraient être réservées à la suite des éléments portés à sa connaissance le 22 octobre 2025 ».

Image d’illustration libre de droit

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